Cet ouvrage présente une suite de quinze récits, qui illustrent les parcours d’une génération – la plupart nés entre 1860 et 1875 – fréquentant la Revue Blanche (1891-1903). Cette génération s’est révélée au tournant du XXe siècle, jusqu’à la Grande guerre, parfois bien au-delà.
Elle manifeste l’originalité et l’intensité de la « Belle Époque » en trois domaines : l’organisation de la paix face à la mondialisation ; l’exercice de la justice dans le respect de son indépendance, bafouée dans l’affaire Dreyfus ; une littérature et des arts engagés dans des voies d’une audace sans précédent. Au fil de ces récits, on rencontre, entre autres, Léon Blum, alors écrivain, militant – comme Péguy – aux côtés de Jaurès ; Félix Fénéon, anarchiste, « celui qui silence » (selon Jarry) ; Jules Renard, socialiste et dreyfusard véhément ; Pierre Bonnard metteur en images des épopées d’Ubu ; Thadée Natanson complice d’Octave Mirbeau ; enfin Misia, « reine de Paris », provocatrice et inspiratrice de grands créateurs, écrivains, peintres, musiciens, chorégraphes et stylistes.
Paul-Henri BOURRELIER ingénieur général honoraire au corps des mines, est l’auteur d’un ouvrage de référence, La Revue Blanche, une génération dans l’engagement, Fayard, 2007.

